16 mai 2010

Cocon épineux

Parfois je souhaiterai plus que tout me retrouver assise dans ce fauteuil en face de vous.
Laisser échapper des mots, construire des idées dans le calme de votre bureau.
Vous laisser me tenir compagnie, silencieuse et attentive, au milieu des fantômes qui m'habitent.
Entendre votre voix formuler une pensée que j'apercevais à peine, floue, distante, effrayante, puis me l'offrir, lourde de sens mais légère par sa clarté et par ce qu'elle offre de possibilités.
Ecouter vos histoires, tellement plus parlantes que de grandes théories.
Mesurer la taille de victoires que je n'avais pas notées à celle de votre sourire.
Me faire secouer les neurones et les tripes en toute sécurité, pour y voir un peu plus clair.

Je peine à vous remplacer, pour mille raisons, et pour les mêmes, pour tant d'autres et pour tenir une promesse, il va bien falloir que je le fasse.
Ouvrir l'annuaire téléphonique à la lettre P, c'est toute une aventure.

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