1 octobre 2010

Du week-end que je n'ai finalement pas passé à rouspéter en pyjama dans mon appart'

1er acte, où la SNCF est maudite.
Ca a commencé jeudi soir, à vérifier que mes trains n'étaient pas annulés. Ou alors quand un joyeux groupe de plongeurs randonneurs ont décidé de se retrouver quelque part, un week-end qui restait à fixer.
J'ai passé du temps à vérifier l'enchainement parfait de ma sortie précipité du service avec la complicité d'une collègue, et des différents trains. Tout était parfait. Tout, sauf la grève qui mettait une ombre menaçante sur mon escapade soigneusement préparée.
Partie aux aurores à l'hôpital, comme toujours, j'étais ce jour là chargée d'un sac à dos volumineux et d'une paire de palme. Il ne me restais plus qu'à récupérer mes chaussures de marche dans le local dévolu aux vêtements d'urgence pré-hospitalière et à m'approvisionner en sandwich au self. 10 heures, petit coup d'oeil au sur internet, mes trains sont annoncés comme partant. Youpi! Quelques heures plus tard, le train numéro 2 est annulé... argh! Je décide donc de prendre le train numéro 1, quitte à gâcher ma soirée et à revenir bredouille. Arrivée sur place, effectivement pas de train numéro 2... et aucune info concernant les suivants, si le prochain part, et part à l'heure, j'ai une bonne chance d'attraper le numéro 3. Et une chance non négligeable de me retrouver en pleine nuit bloquée dans une ville que je ne connais pas...
Petit coup de fil aux copains, ils y sont déjà, déception dans leur voix quand je peur annonce que ma présence est compromise. Puis appel à superpapa pour savoir si il n'a pas une autre idée, après avoir en vain contacté les gare routières en quête d'un car. J'oscille entre larmes, colère et fatalisme, et prévoit un week-end pourri toute seule chez moi à râler. Dans mes mains, mes palmes jaunes me semblent un peu ridicules. Une veille dame, après m'avoir raconté par le détails toutes les grèves qu'elle a vécu, me lâche, hilare, que je peux toujours plonger dans le lac.
Le train numéro 2 bis est finalement arrivé, à l'heure. J'y suis montée, voyant tout d'un coup mon week-end d'un oeil beaucoup plus réjoui. Il n'est pas parti. Pendant un nombre de minutes interminable j'ai espéré sentir le train partir et voir le quai s'éloigner.
Quand enfin nous nous sommes mis en route, et qu'un contrôleur est passé, je lui ai demandé de e confirmer que j'aurais le train numéro 3. Il me regarde d'un air désolé et me répond que non, impossible. Super, maintenant va falloir trouver un hôtel à l'arrache pour roupiller un peu avant d'essayer de rentrer à la maison. Je retiens mes larmes. Je lui refais mes savants calculs. Il éclate de rire! Bien sur que j'aurais mon train, il était sur que nous étions une heure plus tard.
Je monte dans le train numéro 3, même le temps d'avoir froid sur le quai en l'attendant! Je rappelle les potes, un sourire dans la voix. Ils seront là, quelques heures (de sommeil) plus tard, quand j'arriverais à destination.

Acte 2, Maman, les p'tits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes?
Réveil matinal pour nous rendre au centre de plongée. Je passe sur le mec plein de tact qui me répète trois fois qu'il est sur que ma taille de combi habituelle va être trop petite. J'aime bien la ballade en bateau qui précède la plongée, du vent, de jolis paysages, quelques vagues...
Et bien là j'ai été servie, mistral oblige, poids plume accroché de toutes mes forces pour ne pas se retrouver à la mer à chaque vague. Bon, c'était l'échauffement, et puis le pré-mouillage aussi, ceux qui ont déjà pris un zodiac par grosse mer savent de quoi je parle.
La plongée à été merveilleuse, le long d'un tombant sur 30 mètres, des gorgognes de toutes les couleurs, des poissons de tous les côtés, première plongée en autonomie pour moi, relax, pas d'exercices, pas de moniteur pour juger les conneries (pas de grave boulette d'ailleurs, un peu dépassé les 20 mètres à l'immersion, c'est tout), j'ai pu passé tout le temps que je voulais à regarder la surface dos vers le fond. Et, surprise de plonger avec pas mal de monde dans le coin, j'ai découvert, fascinée, la beauté des bulles des autres vues d'en haut.
Palier de sécu un peu sportif, vagues obligent, presque eu le mal de mer!
Et le retour pire que l'aller, montagnes russes qui m'ont laissé un joli hématome sur la cuisse, souvenir d'un contact brutal avec une bouteille d'air.

Acte 3, les plongeurs retrouvent les marcheurs
Sur une terrasse où nous devons nous accrocher à nos verres pour qu'ils ne se fracassent pas à terre au premier coup de vent, pizzas et retrouvailles, au soleil. Le bonheur est facile, parfois.
Puis nous partons explorer la ville à pied, il vente et nous marchons, papotons, admirons.
Une pause, un verre, puis rapide passage à l'hôtel.

Acte 4, le dernier larron, momentanément unijambiste, nous rejoint
Dans un resto de poisson sur le vieux port, on se régale et se raconte.
Et on affine les derniers détails du lendemain, avant de tomber épuisé dans les bras de Morphée.

Acte 5, dans un coin de paradis
Je me réveille avec un doute, pas revu mon masque depuis la plongée... je vérifie, je me connais, soigneuse à en perdre ses affaires parce que trop bien rangées! Ce n'est pas le cas, masque oublié. Désolé les amis, on va speeder un peu au lieu de p'tit déjeuner tranquilou, histoire de passer au centre de plongée qui ferme à peine ouvert, pas de plongées pour cause de mer démontée. Nous arriverons trop tard, je laisse donc le sort de mon masque entre les mains des autochtones, je vais devoir revenir pour le chercher, trop dur!
Arrivée dans le cabanon dans une calanque, le silence et la beauté du lieu nous coupent le souffle. Je rêve un instant que la grève s'est poursuivie, pour prolonger notre séjour en ce lieu.
Grande ballade dans les cailloux et le vent, pic nic à l'abri du cabanon, puis sieste au soleil, dernières grandes discussions, ébauche de prochaines retrouvailles.

Le retour à été moins compliqué que l'aller, me suis assise dans le TGV, endormie, réveillée presque à la maison.

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