Plan d'attaque, on a dû inventer, c'est pas dans les bouquins... Un p'tit scanner pour voir où les quenottes sont arrêtées, et puis au passage si elles ont pas abîmé le côlon ou créé une occlusion. Et bien les dentiers c'est pas fait pour être scanné, sur les images un soleil d'artefact au fond du caecum. Je me permet de déranger le gastro en colloque, c'est pas banal quand même, comme introduction:
"Vous pouvez récupérer un dentier, pendant une colonoscopie?"
"Euh, il est entré par où?"
"Avalé..."
"Entier?"
"Voui!" (je savoure mon cas de l'année, là)
"Vous avez une idée de la marque?"
"J'peux appeller le dentiste."
Quelques jours plus tard, dans un coin de couloir, un très sérieux gastro-entérologue mime les deux heures passée à suer en tirant les dents et leurs crochets (gasp) du bout de sa pince dans le gros intestin, évitant les haustrations et diverticules... il a abandonné au niveau du caecum, trop de risque de lésion.
Après, comme on est sympa, on a partagé notre cas rigolo avec les chirurgiens, mais ils n'ont pas voulu y toucher.
On a donc vécu au rythme des ASP signant l'avancée des dents.
Et au retour du week-end, dans le dossier, note de suite victorieuse de chef chéri: " Youpi! Dentier évacué sans encombre par voie naturelle!"
Aoutch, quand même ! Joli cas :-)
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